EDITION du 10 mai 2018 – VALENCIA

Lundi 7/5/18 Au petit déjeuner, les roties de Roland. Je pense vous en avoir déjà parlé. Leur réputation est forte à bord. Elle donne un certain dynamisme à l'équipage. Sauf qu'il les a un peu oubliées. Résultat : fumée épaisse, on ne voit plus rien, on tousse comme des tubars, et le plus triste : impossible de les manger.

Nous quittons Cartagéna pour Alicante, sans enthousiasme.

Nous nous contentons de santa Pola qui est assez loin pour nous. Nuit impeccable, nous n'avons pas été importunés par les moustiques. Il semblerait que l'on n'ait pas suffisamment ventilé et que donc, les roties brùlées, ou plutôt calcinées sont un puissant anti-moustique.

Mardi de Santa Pola à Moraira

C'est un grand jour car nous avons mis le spi. Ca nous aura fatigué 2 heures.IMG_20180508_161041

 

Roland avec son chapeau surveillant le spi. Malgré les étiquettes que l'on distingue parfaitement, il ne l'a pas acheté. c'est ce que l'on appelle une fortune de mer. Si je me souviens bien, c'était en mer Tyrénéenne.

Nous avons repassé la longitudes 0°0' cette fois d'ouest en est. Il y a Greenwich Marina que nous avons laissée au passage.

Et notre baromètre électronique de chez Nature et Découverte indique depuis 2 jours et 6 heures qu'il va bientôt pleuvoir, et nous ne voyons rien venir. Un jour viendra, il aura raison. Moraira, c'est tout juste sympa, tant le port que les gens du port, nous ne retrouvons pas le même enthousiasme des marineros du sud qui sont très actifs et prévenants. La chose bien que nous retiendrons est que la nuit nous a couté 18€, contre 25 à Santa Pola.

Mercredi 9 /5/18 de Moraira à Valencia

Le soleil est présent, sans plus, le vent idem 2 beaufort le matin. Nous nous amusons à deviner des titres de chanson des années 70-80 sur youtube en navigant.

A midi, Salade de tomates avec des concombres. Faute de concombres, Gilles les remplace par une pomme. J'apprécie au plus haut point cette salade de concombres.

L'après midi tout augmente un peu: le soleil se met à taper et le vent nous donne juste ce qu'il faut pour ne pas nous fatiguer : génois et moteur car nous avons la flemme d'établir la grand voile et ça dépote quand même! Quel bon bateau que ce Nysa.

Trouver le port dans Valencia n'est pas simple, il y en a une multitude . Au nord nous voyons « quai superyachts », ce qui ne devrait pas nous concerner, dans l'immédiat tout au moins. Nous choisssons de prendre le port sud, qui lui doit avoir 3 clubs nautico (c'est comme ça qu'ils disent ici). Un appel à la VHF à l'attention du marinero reste sans réponse. Alors, nous nous amarrons à la pompe à essence, et allons à pied à la capitainerie. Après un premier renseignement, nous sommes dans une capitainerie qui nous renvoie à une autre qui veut bien s'occuper de nous. Sympa le capitaine du port. Il a fallu une demi heure pour remplir les papiers, (le même temps que dans les ports précédents. Pas de fichier central, la CNIL locale doit être farouche ; on recommence toujours la même chose : le nom du bateau, la longueur, la largeur, même la couleur de la coque, l'adresse du capitaine, les cartes d'identité... c'est toujours pareil, et c'est lassant. On nous attribue une place à l'entrée du port. Donc loin de la ville. Le vent a forci, l'amarrage au quai est délicat. Gilles a maitrisé la manœuvre, le marinero du port a participé aussi.

Le soir, extinction des feux assez tôt. Demain c'est visite de Valencia

ici le 9 Mai est le jour de l'Europe, mais n'est pas férié. Est-ce la meme fête chez nous ?

Départ pour la ville. Le bus 15 nous emmène au centre. Visite de la cathédrale ou la basilique, tout ce qui se trouvait au passage, le mercato, le tribunal de l'eau, la Lonja de la SedaP1040737. IMG_20180510_125047Le mercato.

On en avait plein les jambes. Il y avait aussi le musée du Riz. P1040722Mais on ne l'a pas visité. Gilles et moi n'en avons surtout pas parlé à Roland de peur qu'il ne nous « cuisinasse » du riz pendant le restant de la croisière. C'est fou ce que ça détend d'utiliser un subjonctif, on ne peut pas le faire si souvent...

Quand au retour, nous avons recherché l'arrêt du bus 15 tellement longtemps que je crois que nous aurions pu rentrer plus tôt si l'on était partis directement à pied.