Edition du 12/5/2018 commencé à Barcelone et publié à Palamos le 14

Vendredi 11/5, nous avons quitté Valencia pour aller voir Barcelone. Il faut bien rentrer un jour, mais pas forcément vite. Pour atteindre Barcelone, il nous faudra passer une nuit en mer.

Sans vent, sans soleil violent, l'idée nous prend de pêcher. Vous savez que ce n'est pas notre première spécialité. Nous aussi et en sommes tellement conscients que nous prenons un livre qui traine à bord, celui qui cale la boite de pinces à linge contre la valise des feux. Ce bouquin est très pratique car il a l'épaisseur adéquate. En dehors de cette utilité, personne n'a eu la curiosité de l'utiliser autrement en le lisant tout simplement.

Notre première recherche s'oriente sur la manière d'effectuer les nœuds pour la pêche. Pour ce qui est des nœuds marins, ils n'ont plus aucun secret pour nous. Les nœuds de chaise, de cabestan, de huit, nous les faisons les yeux fermés. Et ça marche ! En ce qui concerne le nœud pour attacher la planchette de la ligne à la traine sur le fil nylon, nous avons vu nos manquements. La lecture en diagonale du bouquin nous apporte des indications. Nous faisons des essais multiples. Nous pouvons dire maintenant que nos nœuds tiendrons. Nous ajoutons des émerillons un peu partout.

La ligne est mise à l'eau. Elle remonte 5 minutes plus tard. Serait-ce une prise ? Non, juste une mise au point à faire : accrocher la ligne sur l'autre face de la planchette. Remise à l'eau. Parfait. Gilles et moi demandons à Roland d'attendre d'avoir un poisson avant de se mettre en cuisine. La salade est accompagnée de thon à l'huile ! La traine continue pendant le repas. Au bout d'un certain temps, la lassitude s'étant installée, nous rembobinons la ligne pour la dernière fois de la journée. « Quand ça veut pas, ça veut pas ! ». Nous sommes fier de ce demi-échec, car nous avons ramené la ligne entière ! Nous réessayerons encore une prochaine fois.

La mer est lisse, pas de vent.

Histoire de passer le temps, nous inspectons le moteur. Il est plus chaud que d'habitude et il y a de l'huile dans la gate moteur ( partie aménagée sous le moteur pour justement récupérer de l'huile qui ne devrait justement pas y être). Recherche active sur internet. Joint de culasse, risque de casse moteur, moteur bouché... Tout y est passé. Le moral tombe. Et comment rentrer ? On remet de l'huile. Et si on rinçait le moteur à l'eau douce ? Allez, c'est parti. Nous avons 75 L d'eau douce pour la vaisselle, nous la passons toute dans le moteur. On se passera de vaisselle. Et puis en inspectant de plus près nous avons constaté qu'une vis de fixation de la manivelle était dessérrée. Etait-ce la cause ? La seule cause ? On fera comme si. C'est reparti pour Barcelone car nous avions eu l'idée de rapatrier le premier port venu.

Et puis la nuit tombe, les quarts s'organisent, chacun 2 heures. Et la nuit passe. Nous n'avons croisé ni vu aucun bateau. Nous sommes cependant passé à côté d'une plateforme de forage. Nuit noire sans lune, brume en plus.

Le jour se lève, un peu de vent aussi qui pousse le génois, la grand voile restant ferlée.

Nous atteignons Barcelone au port Olympic, il est 16H30. Plein de gazoil. Sitôt à quai, plein d'eau puisque nous avions tout utilisé.

Lavage du pont qui avait aussi grand besoin.

Et puis, la pensée du moteur nous taraude. Internet avait dit qu'il fallait rincer abondamment, alors on se relance dans le rinçage pendant 20 minutes. Nous sommes désormais avec la conscience tranquille.

Toutes ces opérations terminées, nous allons prendre une bonne douche, faire une lessive.

Ce soir c'est la fête, c'est resto.

Pas beaucoup de commerces dans le coin. Google nous conduit chez un Dia ouvert pour encore un quart d'heure. C'est suffisant pour ce qui nous manque. Un petit restau dans une petite rue, et c'est en dehors du passage des touristes. Pas terrible, mais on a mangé quand même.

Nuit calme à bord, il faut se reposer car le lendemain, c'est visite intensive de la ville

Dimanche 13 mai 2018, levés tôt, (Tôt veut dire 6h30 pour certains. Pour moi c'est 8h00),

petit dej copieux dans un bar en prévision d'une grosse dépense énergétique.

Métro, direction place Catalunya, La Rambla, La Boqueira (marché couvert) qui est fermé car c'est dimanche. Sagrada Familia que l'on n'a pas visitée car vous connaissez tous et vous nous donnerez des photos. Nous visitons La Pedrera ou casa Mila œuvre de Gaudi, passage devant casa Batllo que nous n'avons pas visitée, et direction le Port Vell, port dans Barcelone pour voir si la prochaine fois il ne pourrait pas nous accueillir. Et au bord de l'épuisement, nous regagnons le Port Olympic.

Soirée au restaurant La Taverna Gallega, que nous vous recommandons à l'unanimité.IMG_20180514_074904560

Lundi 14 mai transit vers Palamos. 12°c au lever, même chose en route jusqu 'à ce que le soleil se réveille en donnant l'impression de chaleur qui manque. Pas assez de vent pour avancer, suffisamment pour nous refroidir. Trois milles avant d'arriver, la pluie prévue nous trempe. Elle cesse une fois l'accostage terminé. Courses rituelles à Palamos. Poulet basquaise.